Les manuscrits de Tombouctou : la preuve d'une Afrique savante et écrite
Des centaines de milliers de manuscrits — astronomie, droit, médecine — témoignent d'une tradition intellectuelle africaine que l'on a longtemps voulu ignorer.

« L'Afrique n'aurait connu que l'oralité » : les bibliothèques de Tombouctou démentent ce mythe, page après page.
Une capitale du savoir
Du XIVe au XVIe siècle, Tombouctou (Mali) devient un grand centre de commerce et de savoir islamique. Autour de l'université de Sankoré et d'autres écoles, des milliers d'étudiants étudient le droit, la théologie, mais aussi l'astronomie, les mathématiques et la médecine.
Des centaines de milliers de manuscrits
La ville et sa région conservent, souvent dans des bibliothèques familiales, un trésor estimé à plusieurs centaines de milliers de manuscrits. Ils prouvent l'existence d'une tradition écrite africaine riche et ancienne, bien au-delà du cliché d'une Afrique « sans histoire ».
Le sauvetage de 2012-2013
Lorsque des groupes jihadistes occupent Tombouctou en 2012-2013 et menacent ce patrimoine, des habitants et des bibliothécaires organisent en secret l'évacuation d'environ 350 000 manuscrits vers Bamako, dissimulés dans des malles et des pirogues. Un acte de courage qui a sauvé la mémoire d'un continent.
Ce que dit l'histoire
Tombouctou rappelle une évidence trop souvent effacée : l'Afrique a écrit, calculé, soigné et enseigné, des siècles avant la colonisation.
Sources
- UNESCO ; travaux sur Tombouctou et l'université de Sankoré.
- Opération de sauvegarde des manuscrits (SAVAMA-DCI, 2012-2013).