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Ce que les États ne disent pas.

Le Contre-Rapport
Société · Éthiopie, Italie

Adoua, 1896 : l'Éthiopie écrase une armée coloniale européenne

Le 1er mars 1896, l'armée éthiopienne de Ménélik II et de l'impératrice Taytu inflige à l'Italie l'une des plus cuisantes défaites coloniales de l'histoire.

Photo d'illustration : Addis-Abeba. © PMO Ethiopia / Wikimedia Commons, Public domain

Une nation africaine a vaincu une puissance européenne et gardé son indépendance. Adoua est devenue le symbole mondial de la résistance.

Un traité piégé

En 1889, le traité de Wuchale entre l'Éthiopie et l'Italie existe en deux versions : la version italienne fait de l'Éthiopie un protectorat, la version amharique non. Quand l'Italie tente d'imposer sa lecture, l'empereur Ménélik II la dénonce. La guerre devient inévitable.

La bataille

Le 1er mars 1896, près d'Adoua (Adwa), dans le nord du pays, l'armée éthiopienne — estimée à près de 100 000 combattants — affronte un corps italien de quelque 17 000 à 20 000 hommes. C'est une déroute totale pour l'Italie : des milliers de morts et de prisonniers.

Le rôle de l'impératrice Taytu

L'impératrice Taytu Betul ne fut pas spectatrice : elle participa à la stratégie et commanda des troupes. La victoire est celle d'un couple impérial et d'une nation mobilisée.

Une onde de choc mondiale

Par le traité d'Addis-Abeba (1896), l'Italie reconnaît l'indépendance de l'Éthiopie. Seule nation africaine à avoir vaincu une armée coloniale européenne et préservé sa souveraineté, l'Éthiopie devient une source de fierté et d'inspiration pour tous les mouvements anticoloniaux et panafricains.

Sources

  • Textes du traité de Wuchale (versions italienne et amharique) et du traité d'Addis-Abeba (1896).
  • Historiographie de la bataille d'Adoua ; UNESCO, Histoire générale de l'Afrique, tome VII.

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