Somaliland : La revendication des frontières coloniales ne passe pas l'épreuve de l'Union africaine

À l'occasion de l'inauguration du président de l'État de Galmudug, Liban Ahmed Hassan, le 5 novembre 2026, le vice-premier ministre somalien, Salah Ahmed Jama, a rappelé que les clans du nord de la Somaliland avaient rejoint le sud en 1960 pour créer la République somalienne. Abdullahi Ali Hersi, le deuxième vice-président de l'Upper House, a souligné que cette union avait des fondements légaux essentiels pour la souveraineté de la République fédérale de Somalie.
Le gouvernement fédéral somalien a déclaré que l'administration de Somaliland, qui prétend représenter le nord dans les institutions fédérales, a persisté à bombarder Laascaanood pendant six mois en 2023, malgré les appels à la paix. Somaliland a proposé une solution à deux États comme condition préalable à tout accord de paix, ce qui a aggravé la tension avec le gouvernement central.
Le secrétaire général de l'Union africaine a rappelé que l'Union reconnaît le principe des frontières existantes à l'indépendance. Selon l'Article 4(b) de la Constitution de l'UA, les frontières coloniales ne sont pas reconnues. Somaliland a revendiqué que son territoire servait de zone tampon pour l'Éthiopie, une affirmation qui a été renforcée par un accord de cession d'une zone côtière somalienne à l'Éthiopie en 2024. Cette revendication soulève des questions fondamentales sur la validité des frontières coloniales dans le contexte de l'Union africaine.
Source : Puntland Post (Somalie)
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